Origines.

Le site des racines de la foi catholique.

-----

Dimanche des Rameaux et de la Passion.

 

Structure

Antienne d'ouverture :

Oraison :

Liturgie de la parole :

Oraison sur les offrandes :

Préface :

Antienne de communion :

Oraison finale :

Historique

Le dimanche des Rameaux.

"Le dimanche où l'on entre dans la semaine pascale, appelée la grande semaine" on célébrait à Jérusalem, à la fin du IV° siècle, l'entrée triomphale de Jésus dans la Ville sainte, en refaisant le parcours suivi par le Seigneur et ses disciples. Tout le peuple se rassemblait au milieu de l'après-midi autour de l'évêque sur le Mont des Oliviers dans la basilique de l'Eléona, puis on montait à l'Imbomon. Vers cinq heures du soir, on lisait le récit évangélique et on descendait de la colline pour entrer dans la Ville. La procession se rendait à l'Anastasis, où avait lieu le lucernaire. De Jérusalem la procession se répandit dans tout l'Orient, où le dimanche d'ouverture de la grande semaine devint le dimanche des Rameaux.

A Rome, au contraire, au temps de saint Léon le Grand, le VI° dimanche du carême était le dimanche de la Passion. On y lisait la Passion selon saint Matthieu. Le pape commentait la première partie du récit, reportant au mercredi suivant son explication de la seconde partie.

Ce même dimanche était en Espagne et en Gaule le dimanche de la remise du symbole aux futurs baptisés, la Traditio symboli, qui était accompagnée de l'onction sur les oreilles, l'effeta. Dans cette célébration on lisait comme évangile Jean 12, 1-25, qui rapporte l'onction de Béthanie et l'entrée de Jésus à Jérusalem. Aux VII° - VIII° siècles, on constate que la piété populaire s'attache davantage à la seconde partie du récit qu'à la première. On vient à l'église avec des palmes et des branchages, qu'on agite en clamant Hosanna. Rome n'est pas sans faire un écho discret à cette acclamation, en intitulant ce jour : Dominica in palmas de passione Domini (Sacramentaire gélasien, n. 329) ou même : Die dominico ad palmas (Sacramentaire grégorien, n. 281).

Il faut toutefois attendre le début du IX° siècle pour trouver des attestations fermes de la procession des Rameaux en Occident avec l'hymne Gloria laus, composée par Théodulphe, évêque d'Orléans (+ 821), et l'allusion que fait Amalaire de Metz (+ 853) à l'usage de sa région, qui est de porter des rameaux per ecclesias et de clamer Hosanna. Quand la procession est-elle entrée dans la liturgie papale ? Peut-être faut-il y voir une allusion dans le fait qu'en 886 et 887 le pape Etienne V envoya à l'empereur Charles - le - Gros ramos palmarum, triumphi typum ferentes, apostolica benedictione. Elle y est attestée sûrement à la fin du XI° siècle par l'Orational de Saint-Pierre.

La procession des Rameaux.

Dès qu'elle eut été adoptée par les diverses Eglises d'Occident, la procession des Rameaux prit un caractère triomphal. C'était une véritable fête du Christ - Roi. A partir des X° - XI° siècles, Ordinaires des cathédrales et Coutumiers des monastères devaient lui faire une place de choix dans leurs descriptions de l'année liturgique. C'est hors des murs de la cité que se réunit le peuple pour la bénédiction des Rameaux. On y fait la lecture de l'évangile et on part en procession vers le lieu de la station à la croix. Les écoliers et les enfants de la schola étendent leurs manteaux devant la croix, d'autres y jettent des palmes ou des rameaux, puis les divers groupes viennent se prosterner, tandis qu'on chante l'antienne Ave Rex noster. La procession repart vers la porte de la ville. Souvent on porte triomphalement le livre des évangiles ou même le Saint - Sacrement. C'est à la porte de la ville que, la plupart du temps, les enfants juchés sur les remparts, chantent le Gloria laus, puis le répons Ingrediente Domino. En plusieurs régions, l'évêque, à son entrée dans la ville, a le privilège de libérer quelques prisonniers. Lorsque tous ont pénétré dans l'église on commence la messe de la Passion.

A Rome, la procession des palmes reçut le même déploiement populaire dans les diverses églises, mais la liturgie papale ne lui donna jamais un grand éclat. Le pape se contente de distribuer des palmes bénites dans une chapelle du palais du Latran, puis la procession descend vers la basilique par l'itinéraire le plus court. La seule solennisation de cette procession d'entrée de la messe tient au fait que tous portent des palmes à la main et qu'on chante les antiennes du jour avec le Gloria, laus.

L'Ordo de rénovation de la semaine sainte avait donné, en 1955, à la procession des rameaux une ampleur qu'elle n'avait jamais connue dans le Missel romain, et qui rejoignait les traditions médiévales évoquées ci-dessus.

Avant 1955, la bénédiction des rameaux avait lieu à l'intérieur de l'église au cours d'une liturgie de la parole, qui comportait deux lectures (dont le récit de l'entrée de Jésus à Jérusalem) et neuf oraisons, avec une préface couronnée par le Sanctus. Le clergé seul sortait de l'église pour la procession, tandis que le peuple attendait son retour. L'Ordo de 1955 prescrivit que le peuple participât à la procession et que celle-ci se développât avec quelque ampleur. Il demandait de rassembler les fidèles et de bénir les rameaux, si possible, en dehors de l'église, de manière à ce que la procession retrouve sa signification primitive, qui consiste dans un cheminement d'un point à un autre. Quant au rite de la bénédiction des rameaux, il était ramené à une seule oraison, que suivait l'évangile de l'entrée triomphale de Jésus dans la Ville sainte. Tout en conservant les chants traditionnels, dont le Gloria laus, il enrichissait le répertoire d'anciennes antiennes, dont l'antienne Ave, Rex noster, chère aux pays francs.

Le Missel de 1970 s'est approprié les règles établies en 1955. Mais, les conditions de vie ayant évolué, il a dû s'y adapter. Dans les villes, il est souvent impossible désormais de faire "la procession solennelle en l'honneur du Christ Roi", souhaitée en 1955. Parfois les conditions politiques ou sociales s'y opposent. Aussi les règles ont-elles été amenées à s’assouplir, tout en conservant l'essentiel de la liturgie du jour. C'est ainsi qu'à côté de la procession extérieure, on a prévu le rassemblement du peuple au seuil de l'église pour y bénir les rameaux et y lire l'évangile, avant d'y entrer processionnellement. On peut même se contenter, en cas de nécessité, d'une simple entrée du prêtre et de ses ministres, tous les fidèles tenant leurs rameaux en mains.

A la messe, on lit la Passion selon l'un des Synoptiques, celui qui fournit la trame de la lecture évangélique dans l'année en cours.

Spiritualité

Commentaire des textes

 

Année A

Année B

Année C

Evangile

 

 

 

1° Lecture

 

 

 

Psaume

 

 

 

2° Lecture

 

 

 

 

Commentaire des oraisons

Commentaire de l'office

 

1° Vêpres

Laudes

2° Vêpres

Psaume

 

 

 

 

 

 

 

Cantique

 

 

 

Capitule

 

 

 

 

Textes liturgiques

Préface

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,

de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,

à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.

C'est pourquoi,

avec les anges et tous les saints,

nous proclamons ta gloire,

en chantant (disant) d'une seule voix : Saint'...

Communicantes

Prière Eucharistique I

Dans la communion de toute l'Eglise,

nous célébrons le jour

[…]

Et nous voulons nommer en premier lieu

[…]

Prière Eucharistique II

Toi qui es vraiment saint,

toi qui es la source de toute sainteté,

nous voici rassemblés devant toi,

Et, dans la communion de toute l'Eglise,

Nous célébrons le jour

[…]

Prière Eucharistique III

C'est pourquoi nous voici rassemblés devant toi

Et, dans la communion de toute l'Eglise,

nous célébrons le jour

[…]

de consacrer toi-même

les offrandes que nous apportons :

Collecte

Par Jésus Christ.

Oraison sur les offrandes

Par Jésus Christ.

Oraison après la communion

Par Jésus Christ.

Approfondissement